vendredi 23 avril 2010

McAfee: un fichier anti-virus erroné entraîne des pannes dans le monde entier


Des modifications d'un système de contrôle qualité sont à l'origine d'une erreur dans une manoeuvre anti-virus qui a entraîné des pannes sur de nombreux ordinateurs à travers le monde, a indiqué la société de sécurité informatique McAfee.

"Le problème est apparu lors des phases de test (d'un) fichier DAT" de mise à jour, a déclaré Barry McPherson, responsable du service client et du support technique chez McAfee, dans un message diffusé en ligne jeudi soir.

Selon M. McPherson, des changements récents dans le dispositif d'assurance qualité de McAfee "se sont soldés par le passage de ce fichier défectueux hors de l'environnement d'essai sur les systèmes des clients", a expliqué M. McPherson.
Le fichier de sécurité, diffusé mercredi comme une actualisation de logiciel, prenait un dossier Windows valide pour un virus, ce qui a entraîné des pannes sur de très nombreux ordinateurs à travers le monde.

La société a indiqué qu'elle mettait en place "des protocoles d'assurance qualité supplémentaires afin d'éviter que ce problème se reproduise".

Les entreprises utilisant le système d'exploitation Windows XP Service Pack 3 de Microsoft auraient été touchées, selon McAffee, qui a diffusé jeudi une actualisation mettant fin à ce phénomène de "fausse détection" de virus, et demandé à ses clients de la télécharger.

"A l'heure actuelle, la majorité des systèmes affectés sont de nouveau opérationnels, et encore plus de systèmes sont remis en ligne rapidement", a précisé M. McPherson.

3D: un guide de recommandations pour les spectateurs publié au Japon


Un consortium japonais d'industriels et autres organisations a publié cette semaine un cahier de recommandations pour les téléspectateurs, créateurs et diffuseurs d'images vidéo en trois dimensions (3D), afin de prévenir les incidents dus au visionnage de ce relief artificiel.

"Il y a un minimum de principes à connaître" pour regarder des images en 3D en toute sécurité, indique le consortium dans son document.

La TV 3D repose sur la différence de perception d'une même scène par chacun des deux yeux, compte tenu de l'espace qui les sépare. Les TV 3D présentent une image différente à chacun, via un système de filtrage opéré par des lunettes spéciales.
Le guide souligne notamment qu'il est nécessaire de veiller à respecter la distance recommandée de visionnage. Il indique qu'en cas de perte de la sensation de relief, il est nécessaire de cesser de fixer l'écran durant un moment, avant d'y revenir.

"Si même dans ce cas, et après avoir vérifié l'absence de problème technique, le relief n'est pas apparent, et si le sujet continue de voir deux images superposées, il faut arrêter de regarder", tranche-t-il.

Ce guide insiste sur le fait qu'il est important de ne pas se forcer à fixer l'écran en cas d'apparition d'une sensation de malaise, de fatigue.

"La perception varie grandement entre les personnes, pour plusieurs raisons", souligne le consortium, insistant sur le fait que les parents doivent être informés des risques. "Il est souhaitable que les adultes jugent si oui ou non leur enfant est apte à regarder des images en 3D et, le cas échéant, dans quelle limite de temps".

Le consortium demande par ailleurs aux fabricants de prendre diverses précautions pour éviter l'apparition de phénomènes nuisibles pour le téléspectateur, même si ce dernier ne s'en rend pas compte (par exemple si l'image qui doit viser l'oeil droit apparaît dans le gauche à cause de la mauvaise synchronisation des lunettes actives qui obturent un oeil puis l'autre).

Le guide préconise également que figurent des avertissements et conseils dans les modes d'emploi des appareils 3D, et que des explications soient également données dans les salles diffusant des images de ce type.

Un site internet suédois aide les naufragés de l'Eyjafjöll à s'organiser


"Salut, je suis bloqué à Madrid et je dois absolument m'en sortir": un site internet suédois vole au secours des voyageurs bloqués par la paralysie du trafic aérien en leur permettant d'organiser leur périple par la mise en commun d'offres et de demandes.

Le site www.volcanohelp.eu a été mis en service dimanche par deux étudiants suédois, émus par les récits de ces voyageurs impuissants face au nuage de cendres du volcan islandais Eyjafjöll qui les empêche de regagner leurs pénates.

"Le plus gros problème, semble-t-il, est qu'il n'y avait aucune organisation", explique Maans Gaardfeldt, étudiant en économie et cofondateur du site.
"Certaines personnes payaient des sommes astronomiques pour rentrer en taxi, et beaucoup n'avaient simplement aucun moyen de rentrer", si bien que l'idée a germé d'aider ces gens à "partager une voiture de location ou à trouver une voiture qui voudrait bien les prendre en stop", quitte à partager les frais.

Un coup d'oeil sur Facebook, Twitter et d'autres sites de socialisation les a vite convaincus que "les gens se cherchaient, mais sans aucune organisation".

Maans Gaardfeldt et son copain informaticien Jonas Larsson ont alors rapidement doté la toile de l'outil qui manquait à leurs yeux: un site offrant un cadre de discussions aux naufragés de l'Eyjafjöll cherchant leur Ithaque.

"Le bruit s'est répandu très vite. Lorsque nous avons vérifié dimanche, cinq heures seulement après la mise en ligne du site, nous avions 1.400 visiteurs par heure!", raconte M. Gaardfeldt. Et après trois jours, le site avait accueilli environ 30.000 visiteurs individuels pour environ 140.000 pages consultées.

Le site est avant tout utilisé pour trouver un moyen de transport, en voiture ou en bus: "Il n'y a pas quelqu'un qui prévoit de rouler jusqu'à Bucarest ou n'importe quelle autre ville de Roumanie, ou même en Hongrie, à Berlin ou en Allemagne ?" pouvait-on ainsi lire cette semaine.

Maans Gaardfeldt a bien reçu quelques confirmations de l'efficacité du système, mais il reconnaît qu'il est très difficile de savoir combien de personnes ont effectivement trouvé de l'aide via le site car "les gens sont en général très pressés, ils donnent leurs adresses courriels ou leurs numéros de téléphone et ensuite s'arrangent en dehors du site".

Outre le trajet lui-même, le site suédois aide à trouver un logement gratuit ou pas cher en attendant voiture, bus, train ou avion.

"Beaucoup d'offres d'hébergement gratuit ont été mises en ligne pour les voyageurs bloqués et leurs familles", en particulier en Amérique du Nord, souligne M. Gaardfeldt.

Ainsi, une habitante de Philadelphie offre "un canapé ou même le sol dans (sa) petite maison (...) Je sais que ce n'est pas une offre très attrayante, mais nous serions heureux d'aider quiconque a besoin d'aide".

"Si vous êtes bloqué à Moscou et avez besoin d'aide (eau, nourriture ou couchage), n'hésitez pas à me contacter", écrit cet internaute russe.

Même si les vols en Europe ont amorcé un retour à la normale, M. Gaardfeldt considère que son site pourra toujours servir dans les jours qui viennent.

"Environ 100.000 vols ont été annulés depuis jeudi (15 avril), ce qui veut dire qu'il y a une énorme liste d'attente pour les avions (...) Je pense qu'il est évident que les perturbations dans le transport vont encore durer des semaines", estime-t-il.

Et les deux étudiants, qui assument jusque-là le coût de fonctionnement du site, nourrissent de plus grandes ambitions pour quand la situation sera redevenue normale: la mise en place d'un "nouveau site pour aider les gens victimes de catastrophes dans le monde à s'organiser".

Flash sur iPhone: Adobe arrête les frais


La guerre stratégique dure depuis le lancement de l'iPhone, en 2007. Adobe contre Apple, Flash contre iPhone. Mais c'est désormais terminé. L'éditeur de logiciel Adobe a décidé de cesser tout nouveau développement de sa célèbre application Flash, qui permet de lancer des jeux et des vidéos sur l'iPhone d'Apple.
"Je pense que le système fermé qu'Apple tente de créer est mauvais pour l'industrie, les développeurs et au final pour les consommateurs et ce n'est pas quelque chose que je veux promouvoir", a déclaré Mike Chambers, chargé du produit Flash chez Adobe, sur son blog.

Les critiques acerbes d'Apple

L'application actuelle de Flash est conservée sur l'iPhone, mais il n'y aura pas de développement ultérieur. Apple avait par ailleurs décidé de ne pas intégrer Flash sur l'iPad, sa nouvelle tablette. Adobe préfère désormais utiliser le système d'exploitation informatique Android, développé par Google pour les téléphones portables.

Pendant le développement de Flash CS5 (dernière version de Flash), nous avons respecté tous les termes de la licence Apple, estime Mike Chambers. Mais Apple a récemment modifié les termes de cette licence interdisant notamment toutes les applications développées via les nouveaux outils d'Adobe, ajoute-t-il. La décision d'Adobe met un terme à plusieurs mois de conflit entre le fabricant informatique et l'éditeur de logiciels. Depuis plusieurs années, Apple critique Flash, jugeant notamment que l'application consomme trop de ressources, provoque des pannes et est une porte ouverte aux tentatives de piratage. Apple préfère privilégier les applications qu'elle développe elle-même et qui sont disponibles via l'App Store.

jeudi 22 avril 2010

Facebook veut resserrer les liens entre sa plate-forme et le web

Le réseau social Facebook a développé de nouvelles applications resserrant les liens entre les sites et sa plate-forme, appelée à devenir le point d'ancrage de la navigation sur internet des 400 millions de membres qu'il revendique.
Avec "open graph", Facebook sera capable d'afficher des contenus sélectionnés en fonction des centres d'intérêt de ses utilisateurs et ce, où qu'ils soient sur internet, a expliqué le PDG et fondateur du site, Mark Zuckerberg, lors d'une conférence à San Francisco mercredi.
L'idée, a-t-il expliqué, est de faire de Facebook le centre névralgique d'une navigation sur internet plus personnalisée et tournée vers des réseaux sociaux. Facebook veut également faciliter pour les autres sites le partage d'informations parmi ses plus de 400 millions de membres.
Les utilisateurs de Facebook pourront cliquer sur le bouton "j'aime" pour des contenus présentés sur des sites comme ceux de CNN (Time Warner ) et cette information sera publiée dans la foulée sur leur profil Facebook.
En retour, ces sites pourront afficher des contenus issus du réseau du membre Facebook. Par exemple, une fenêtre d'une page CNN.com pourrait afficher que trois amis "aiment" cet article.
Facebook a également conclu des partenariats avec les sites Yelp, où les internautes publient des critiques, et Pandora, un site d'aide à la découverte de musiques, pour permettre un plus large partage des goûts des utilisateurs.
De plus, Facebook et Microsoft , qui est au capital du réseau social, ont lancé une application de création et de partage de documents, basée sur Office 2010, à laquelle on accède par Facebook ou un autre site.
FORTE CROISSANCE
Facebook, critiqué pour sa gestion des données personnelles, a répondu de manière détournée aux questions portant sur la protection de ces informations et sa politique de confidentialité.
Lors de la conférence de presse qui a suivi la présentation, Mark Zuckerberg a déclaré que les applications sur les sites tiers ne partageraient pas plus d'informations qu'avant.
"Je pense que ce que cela signifie vraiment c'est que les gens partageront moins d'informations sur le web quand cela ne sera pas nécessaire", a-t-il dit.
Depuis sa création dans une chambre d'internat de l'université de Harvard en 2004, Facebook s'est imposé comme l'une des sites internet les plus populaires et fait de plus en plus d'ombre à des géants du web comme Yahoo et Google .
Aux Etats-Unis, Facebook est le quatrième site le plus visité et a supplanté en janvier Google pour devenir le premier site internet en termes de pages vues.
L'autre star montante du web, le site de microblogging Twitter, a annoncé la semaine dernière lors de sa conférence des développeurs avoir atteint le seuil des 100 millions de membres. La société n'avait jusqu'alors jamais dévoilé le nombre de ses utilisateurs.
Facebook avait annoncé en septembre être en situation de trésorerie positive, ce qui signifie que le groupe génère assez d'argent pour couvrir les coûts d'exploitation et les dépenses d'investissement, avec un temps d'avance sur le calendrier prévu.
Le directeur de Facebook, Mark Andreessen, a également déclaré à Reuters l'année dernière que la société réaliserait un bénéfice supérieur à 500 millions de dollars en 2009.

Nokia abaisse ses prévisions de marge, le titre dévisse

Nokia annonce la révision à la baisse de ses prévisions de bénéfice, ainsi que le report de la commercialisation d'une gamme de téléphones susceptibles de concurrencer l'iPhone et le BlackBerry sur le segment haut de gamme du marché.
"Nous devons toujours faire face à une rude concurrence dans le haut de gamme de notre portefeuille de produits", constate Olli-Pekka Kallasvuo, directeur général du groupe finlandais, dans un communiqué.
Trois ans après le lancement de l'iPhone, Nokia n'a toujours pas mis au point un téléphone susceptible de concurrencer le produit phare d'Apple. Le dernier téléphone Nokia haut de gamme ayant rencontré les faveurs des consommateurs est le N95, qui avait été dévoilé en 2006.
"Nous ne lancerons pas un produit avant d'être certain que sa qualité rencontrera les attentes des consommateurs" a précisé Olli-Pekka Kallasvuo au cours d'une conférence téléphonique.
La commercialisation des téléphones Symbian 3 a été repoussé du premier au deuxième trimestre.
"Il est clair que Nokia et Symbian ont perdu d'importantes parts de marché ces dernières années" explique Neil Mawston, analyste chez Strategy Analytics, ajoutant que "Symbian ne peut pas ce permettre ce délai".
Nokia a précisé que le prix moyen de vente de ses smartphones avait baissé de 17% par rapport au trimestre précédent, à 155 euros, quand l'iPhone est facturé autour de 450 euros. Selon les analystes, Nokia doit effectivement miser sur une baisse des prix pour conserver ses parts de marché face à Apple, BlackBerry et RIM.
De ce fait, pour l'exercice 2010, le groupe anticipe désormais une marge opérationnelle de sa division terminaux mobiles comprise entre 11% et 13% contre une précédente fourchette de 12% à 14%. Les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une marge de 13,7%.
Le bénéfice par action sous-jacent a augmenté de 40% sur le trimestre, à 0,14 euro, ce qui constitue sa première hausse depuis le deuxième trimestre 2008, mais les analystes avaient espéré encore un peu plus puisque le consensus Reuters était de 0,15 euro.
Cette progression des résultats résulte essentiellement des importantes réductions de coûts réalisées par Nokia, qui a supprimé des milliers d'emplois en 2009 en vue d'économiser 700 millions d'euros dans sa division téléphones portables.
Les ventes sur les mois de janvier à mars ont également augmenté pour la première fois depuis le deuxième trimestre 2008, progressant de 3% par rapport à il y a un an. Un téléphone portable sur trois vendu dans le monde est un Nokia.
Le marché des smartphones a continué de croître pendant la crise économique, notamment grâce à la baisse des prix de certains modèles. Le cabinet d'études Gartner prévoit une croissance de 46% cette année.
Mardi, Apple faisait état de résultats trimestriels nettement supérieurs aux attentes des analystes financiers, à la faveur d'une multiplication par plus de deux des ventes de l'iPhone, portant son action à un niveau record.
Tarmo Virki, Benoit Van Overstraeten et Catherine Monin pour le service français, édité par Gwénaëlle Barzic

Adobe cesse tout développement de Flash sur l'iPhone

Adobe a décidé de cesser tout nouveau développement de sa célèbre application Flash, qui permet de lancer des jeux et des vidéos, sur l'iPhone d'Apple, car il juge ce système "trop fermé".

"Je pense que le système fermé qu'Apple tente de créer est mauvais pour l'industrie, les développeurs et au final pour les consommateurs et ce n'est pas quelque chose que je veux promouvoir", a déclaré Mike Chambers, en charge du produit Flash chez Adobe, sur son blog.

L'application actuelle de Flash est conservée sur l'iPhone, mais il n'y aura pas de développement ultérieur.
Adobe préfère désormais utiliser le système d'exploitation informatique Android, développé par Google pour les téléphones portables.

Pendant le développement de Flash CS5 (dernière version de Flash ndlr), nous avons respecté tous les termes de la licence Apple, estime Chambers.

Mais Apple a récemment modifié les termes de cette licence interdisant notamment toutes les applications développées via les nouveaux outils d'Adobe, ajoute-t-il, ce qui a renforcé notre décision de cesser nos investissements.

La décision d'Adobe met un terme à plusieurs mois de conflit entre le fabricant informatique et l'éditeur de logiciels.

Depuis plusieurs années, Apple critique Flash, jugeant notamment que l'application consomme trop de ressources, provoque des pannes et est une porte ouverte aux tentatives de piratage.

Apple préfère privilégier les applications qu'elle développe elle-même et qui sont disponibles via l'App Store.